La mort du dernier "poilu"

Publié le par Ludovic

Après la mort de Louis de Cazenave en janvier dernier, il restait plus qu'un seul  "poilu" de la  Première Guerre Mondiale : Lazare Ponticelli. Ce dernier est mort à l'âge de 110 ans hier . Né en 1897 dans un petit village d'Italie, il s'engage comme volontaire dans la Légion étrangère alors qu'il n'a que 16 ans.
Dernier survivant de cette terrible guerre où 8,5 millions de soldats français ont péri. Cet article pour lui rendre hommage . Un hommage national lui sera rendu ainsi qu'à tous les autres combattants lundi prochain par le chef de l'Etat dans la cour des Invalides.
Enfin comme l'a remarqué Matfanus sur son Blog Du trASh et DeS bAiSerS : "Tous les médias TV, radio ou papiers en parlent, mais rares sont ceux qui en font la Une [...] Bref, apparemment, la mort n'intéresse que quand on a été chanteur, acteur ou présentateur TV et pas quand on a connu l'horreur de la guerre et qu'on s'est battu pour son pays, triste société.[...] C'est sur que Lazare Ponticelli c'est moins "buzzant" que Carlos pour qui on peut ressortir une vidéo de Papayou sur son blog. Lazare Ponticelli ça n'attire pas les visiteurs, à la différence des photos de Manaudou, de Paris Hilton ou autres "tendances" actuelles...

Publié dans Histoire

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Gaël 13/03/2008 20:44

Lazare Ponticelli était surtout devenu un sacré antimilitariste qui refusa toute décoration

Entré illégalement en France trés jeune pour rejoindre sa mère, le Chef de l'Etat qui veut lui rendre les hommages nationaux, l'aurait fait expulser sans vergogne actuellement : vraiement quelle drôle de monde !

Ludovic 13/03/2008 23:48

Lazare Ponticelli a fini par accepter des obsèques nationales à la mort de Louis de Cazenave mais à condition que celles-ci soient simples, et dédiés à tous les soldats morts durant la Première Guerre Mondiale. D'origine italienne, il a obtenu la nationalité française lors de la Seconde Guerre Mondiale. Au delà du personnage, je pense qu'il faut voir dans cette disparition celle du dernier témoin vivant de ce cataclisme meurtrier, source inestimable pour pouvoir comprendre l'état d'esprit des soldats dans les tranchées et la complexité de ce conflit.