Quel avenir pour les océans ?

Publié le par Ludovic

bidon_mer.jpgImmenses étendues d’eau salée, les mers et les océans de notre planète ont fascinés et fascinent toujours des générations d’êtres humains. Après des siècles d’expéditions et d’explorations sur les mers et océans du globe, ces derniers continuent d’en faire rêver plus d’un et sont dans la pensée collectives souvent considérés comme une source de richesses inépuisables : gaz, minéraux, poissons, coquillages, algues. Aujourd’hui les progrès technologiques et l’accroissement de la population représentent une pression d’autant plus forte sur les océans et en particulier dans le  domaine de la pêche, de la navigation marchande et récréative et de l’exploitation du gaz ou du pétrole.
40% des océans sont fortement affectés par les activités humaines et l’impact de l’homme sur les écosystèmes marins est alarmant. Dans la majeure partie des pays en développement, 80 à 90% des eaux usées rejetées dans la mer ne sont pas traitées faute de systèmes de traitement adéquats, ces déchets sont  une menace pour la santé publique mais aussi pour l’environnement, pour la faune, et menacent à court terme des activités comme la pêche ou encore le tourisme.
Pour mesurer cette dégradation progressive du milieu marin et pour la première fois, une équipe de 19 chercheurs dirigée par Benjamin Halpern du National Center for Ecological Analysis and Synthesis (NCEAS) (Université de Californie de Santa Barbara) publie une carte de l’état des océans. Ce qui est novateur, c’est la prise en compte de différents impacts négatifs calculés en fonction de l’écosystème étudié. 17 activités, comme la pêche, les pollutions diverses, l’acidification, les espèces invasives, le changement climatique ont été croisées sur des mailles de 1km² sur toute la surface que couvrent les océans.
Cette étude montre que certaines zones maritimes sont plus affectées que d’autres, c’est le cas de la Mer du Nord, du sud et de l’est de la Mer de Chine, de le Mer Méditerranée, du bassin des Caraïbes, de la côté est de l’Amérique du Nord, de la Mer Rouge, du Golfe Persique et de la Mer de Béring, plus certaines régions occidentales du Pacifique. Les zones les plus épargnées se trouvent majoritairement au niveau des pôles, où l’activité humaine est réduite, cependant, face au réchauffement climatique et à la fonte progressive de la banquise, ces régions ne plus pour longtemps à l’abri.
L'influence des activités humaines sur les océans varie considérablement suivant les écosystèmes. Les récifs coralliens, les prairies sous-marines, les mangroves, les récifs rocheux et les monts sous-marins sont les plus durement touchés. Les secteurs les moins affectés sont les eaux de surface et les eaux profondes.
Cette étude tire la sonnette d’alarme. Il est certain que les hommes utiliseront toujours les océans pour en extraire les nombreuses ressources qu’ils renferment, ou encore pour les loisirs ou le transport commercial, mais il est grand temps de prendre conscience dès dégâts occasionnés et de réfléchir à des solutions d’exploitations durables, qui respectent les océans et leurs biodiversités au risque de tout perdre.

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